Partager l'article ! Black_Thinkings, forever in me, however so far.: Voila, tout ça pour dire que je s ...
Voila, tout ça pour dire que je sais pas trop quoi écrire en ce moment.
Et c'est chiant, donc voila de quoi faire un article. :o)
Je me rend compte qu'en ce moment j'ai de plus en plus l'imagination en berne, comme si produire quelque chose était devenu quelque chose de difficile.
C'est comme un sportif qui s'est arrêté de courir et qui en reprenant n'arrive pas à faire 5 mètres sans être éssouflé.
Je m'essoufle, donc, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas déssiné, écrit, que ça me parait plus ardu qu'avant. Aujourd'hui le simple fait de faire le portrait de mes amis est devenu presque impossible alors qu'il y a quelque temps ça n'aurait pas posé de problèmes.
C'est grave docteur?
Bon, rien ne sert de se lamenter, j'essaie, encore et encore, et qui sait, peut-être que bientôt j'aurai retrouvé ma qualité artistique.
En attendant, je fais mumuse, je regarde mes vieux dessins avec envie, comme s'ils venaient d'un passé maintenant lointain; je fais des croqui qui n'ont pas grand intérêt, j'écris des poèmes bancaux, les deux derniers chapitres de mon roman ne sont pas extraordinaires.
Mais après tout, ne suis-je pas victime de perfectionnisme? Ou bien victime de cette société qui demande à chacun d'être performant pour exister? J'en sais foutre rien!
L'un dans l'autre, pourquoi ça me travaille autant? J'ai parfaitement conscience qu'il vaut mieux essayer d'aller plus loin en avant que de regarder avec nostalgie ce qui a déjà été fait. Comme si regarder mes vieux dessins et relire mes anciens écrits allait m'aider, mais je sais que c'est pas le cas, ça ne sert qu'à me frustrer d'avantage.
Alors quoi? Pourquoi déblatérer sur ce passage à vide?
Je crois qu'au fond, j'ai besoin de me faire du soucis pour prendre conscience qu'il ne faut pas s'en faire, que sans doute tout ira mieux demain.
Je demande pas à ce qu'on règle ce problème à ma place, ni qu'on me donne des solutions miracles. J'ai juste besoin d'exprimer tout haut ce qui me tracasse pour donner une réalité à la situation et pour pouvoir moi même prendre conscience de ce qui ne va pas, pour trouver moi-même les solutions, comme une grande.
Je sais bien que le fait de parler des soucis qu'on peut hypothétiquement régler facilement, ça donne l'impression aux autres que je cherche à ce qu'on me plaigne, comme si j'avais envie que les regards se braquent sur mon cas.
Sauf que c'est pas ça, en fait.
C'est juste que, parfois, j'ai besoin d'exprimer ce qui se passe en moi, pour que ça sorte, pour que ce soit dit. J'ai pas envie de tout garder en moi et de me pourrir à petit feu. Parler c'est se libérer un peu.
Je n'aime pas qu'on me plaigne, et je n'aime pas qu'on me rejette...
Dur tout ça, ce paradoxe fait naitre l'incompréhension de la part de mon entourage.
Bref, mon problèùme aujourd'hui c'est que j'ai l'impression de perdre mon art, il m'échappe et je le laisse s'échapper.
Et la solution à ça, elle est simple, il suffit d'essayer encore, d'essayer jusqu'à ce que je sois enfin satisfaite de moi-même.
Je ne fait pas assez d'effort pour garder mon art, je le sait.
Mais je me sens si vide, j'ai comme l'impression que même l'effort le plus intense ne sera pas d'une grande utilité. Alors je me complait dans ce paradoxe. Je me plaint de perdre mes talents, mais à côté de ça on peut pas dire que je fournisse beaucoup d'efforts.
Faut vraiment que je me foute un gros coup de pied au cul!
Ca va mieux, déjà... Comme je le disait, s'engueuler soi-même par le biais d'un article, ça fait du bien. C'est de moi que viennent les problèmes, c'est à moi de me sortir les doigts du cul.
Raconter mes petits malheurs, ça fait parti de mon auto-thérapie, et ça me fait mal parfois que mes amis ne le comprennent pas...
Parfois c'est vrai ça m'arrive d'avoir envie qu'on me dise "je te soutient dans tes aléas", histoire de savoir que je ne suis pas seule; et parfois non, j'ai juste envie qu'on me foute la paix, parce que j'ai envie que la solution vienne de moi et de personne d'autre.
Il y a beaucoup de choses que je n'ose pas dire pour cette raison, et par crainte qu'on me reproche de le dire.
Je sais bien que je suis difficile à suivre.
Je suis un noeud de Black_Thinkings, le titre était bien trouvé.
LE (méchant) PETIT CHAPERON ROUGE
Il était une fois, une petite fille vêtue de rouge, aux boucles brunes, coiffée de petites couettes volatiles.
Elle avançait seule dans le bois, courant après monts et merveilles.
Soudain un gros chat noir lui sauta dessus et lui vola son panier doré où elle avait caché un sandwich au thon.
Le chat se délecta du met précieux et ses yeux devinrent bleus laiteux, le sang gonflé de mercure poisseux.
La fillette rit en voyant ce spectacle hideux, et se dit en son fort intérieur, qu’elle devrait retourner chez elle pour préparer un autre casse dalle pour sa grand maman qu’elle haïssait tant.
Happy ending ?