Partager l'article ! Quelque part à 5000 km de chez moi.: J'ai quitté mon foyer il y a presque trois semaines, je le retrouverais dans quelques jours. Je ...
J'ai quitté mon foyer il y a presque trois semaines, je le retrouverais dans quelques jours.
Je suis à Montréal.
Dans cet article je ne ferais pas le détail de mon expérience touristique, mais plutôt je délivrerais mes impressions de nouvelle voyageuse.
Pour le rapport de voyage, j'ai déjà un carnet de route en construction, je vais donc pas me répéter. En plus ça n'aurait aucun intérêt.
Pourquoi écrit-on des carnets de voyages? Pour se rappeller, ou bien pour permettre à ceux qui sont resté chez eux de vivre un peu de ce voyage? Un peu comme quand on ramène des souvenirs made in China.
Peut-être, mais quoi qu'il en soit, ce que j'ai compris c'est qu'il faut le vivre pour comprendre.
Qu'est-ce que voyager? Se déplacer d'un point A à un point B, si l'on ne considère que le point de vue géographique. Voyager c'est aussi découvrir et apprendre, autant sur ce qui nous entoure que sur soi-même.
Il y a une question que je me pose. Quand on voyage, part-on du point A ou bien allons-nous vers le point B? En gros, fuis-t-on quelque chose ou bien cherchons nous à (re)trouver quelque chose?
Pour ma part, je ne sait pas vraiment si j'ai décidé de fuir quelque chose. Peut être la monotonie d'une vie où on ne sait pas de quoi sera fait demain, une vie où on a peur de demain.
Je n'ai plus peur aujourd'hui, parce que j'ai compris, et ça n'a pas nécessairement de rapport avec ce voyage.
C'était peut-être une thérapie, alors. Une thérapie pour oublier ce qui obscurcit l'ésprit.
Ce voyage ne m'a pas apporté toutes les réponses, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit le cas.
Il m'a néanmoins apprit à exister au sein d'un groupe, à aller vers les autres et à profiter de l'instant.
J'ai certes eut des moments sans, où la moindre anicroche à provoqué un ouragan, cela dit, ça reste assez sporadique.
Je ne me pose peut être pas plus de questions qu'avant, et je n'ai peut-être pas plus de réponses, mais quoi qu'il en soit, ce voyage apporte une vision nouvelle. Se questionner loin de la source des questionnements, ça permet de prendre également de la distance en dedans de soi.
Les horizons ne sont pas les mêmes, et l'esprit est toujours voguant à travers des idées plus ou moins noires. Deux idées identiques peuvent amener un raisonnement différent selon d'où on les regarde.
Je ne vois pas mieux qu'avant les idées qui depuis longtemps sont restées cachées. J'essaie juste de les déloger d'une façon différente.
Tout ça est bien difficile à exprimer, mais dans le fond, qui ça intérresse? Mes questionnements sont mes questionnements, je les comprends de façon immanente, parce qu'ils sont moi, alors il m'est difficile de les expliquer à quelqu'un qui ne peut pas les vivre.
C'est comme essayer d'expliquer pourquoi on trouve qu'une chose est plus belle qu'une autre.
A quoi servent les voyages?
C'était ma question, et je ne pense pas avoir trouvé de réponse dans l'absolu. Je ne sait toujours pas si je suis partie pour visiter un pays, pour fuir quelque chose ou pour trouver des réponses.
Il y a peut-être un peu de tout ça à la fois.
Dans le fond, le plus important n'est-il pas d'arrêter de se poser des questions auxquelles on ne peut pas trouver de réponse, de vivre l"instant et d'être heureux ici et maintenant?
Je suis heureuse ici et maintenant avec deux personnes qui comptent dans mon coeur. Ca c'est important. Sachant cela, pourquoi chercher à savoir la symbolique profonde du voyage? Quelle importance?
Peut-être que la chose principale que ce voyage m'a apprit, c'est à arrêter de me poser des questions sans réponses.
LE (méchant) PETIT CHAPERON ROUGE
Il était une fois, une petite fille vêtue de rouge, aux boucles brunes, coiffée de petites couettes volatiles.
Elle avançait seule dans le bois, courant après monts et merveilles.
Soudain un gros chat noir lui sauta dessus et lui vola son panier doré où elle avait caché un sandwich au thon.
Le chat se délecta du met précieux et ses yeux devinrent bleus laiteux, le sang gonflé de mercure poisseux.
La fillette rit en voyant ce spectacle hideux, et se dit en son fort intérieur, qu’elle devrait retourner chez elle pour préparer un autre casse dalle pour sa grand maman qu’elle haïssait tant.
Happy ending ?